8 janvier 2025

A la fête de l’Epiphanie, « Alsace Solidaire » m’a libérée !

Dans les lignes qui suivent, nous vous relatons l’histoire de Madame Marionnette Kasongo, âgée de 43 ans, habitant le quartier Kalebuka, dans la commune annexe, situé à plus ou moins une dizaine de kilomètre du centre-ville de Lubumbashi, au Sud-Est de la République Démocratique du Congo.

Cette femme enceinte, sentant venir les contractions, s’est vite rendue au Centre Médical Notre Dame de Miséricorde. C’est là qu’elle sera internée en attendant l’accouchement qui interviendra le 06 décembre 2024.




Une fillette a vu le jour par césarienne, et c’est son dixième enfant. Cet enfant, avant même sa venue dans le monde, elle fera l’objet de discorde et de divorce de ses parents, voici comment : 

Avant l’intervention chirurgicale de Madame Marionnette, le service du Centre Médical a pris le soin d’appeler son mari, au téléphone, pour lui annoncer que le bébé est en position transversale et que, pour que sa femme mette au monde, il faut nécessairement qu’elle passe par une césarienne.

Cette nouvelle a mis son mari dans tous ses états jusqu’à déclarer unilatéralement le divorce sur-le-champ parce que pour lui, avec sa mentalité villageoise, la position transversale de l’enfant dans le sein maternel ainsi que sa mise au monde non par voie basse mais par césarienne, c’est le signe qui indique que sa femme commettait l’adultère avec d’autres hommes.

Comme on peut l’imaginer, ce monsieur n’a jamais plus mis pieds à la maternité. Le divorce étant déclaré, il a pris tous ses biens de la maison et a disparu dans la nature, abandonnant sa femme à la maternité et les neufs enfants à la maison. Une vraie fuite de responsabilité !

De ces neufs enfants, il y a l’aînée, une fille qui se débrouille en vendant quelques petits articles dans la rue. Le second, un garçon, fait partie des milliers d’enfants exploités dans les mines pour un salaire journalier insignifiant, un salaire de misère.

Ce sont ces deux qui essayent de trouver un peu à manger pour les sept autres frères et sœurs abandonnés par leur papa irresponsable.




C’est le dimanche de l’Epiphanie que l’Association « Alsace solidarité pour la santé des plus démunis » a été saisie du cas de cette maman Marionnette Kasongo.

Sans tarder, les membres du comité se sont vite consultés pour trouver une aide rapide afin de libérer cette femme retenue à la maternité voici déjà un mois jour pour jour, faute de payement de la facture. C’est le lundi que l’argent était réceptionné.

Et le lendemain mardi 07 janvier 2025 que les démarches administratives ont été entamées pour que Maman Marionnette Kasongo retrouve sa liberté, elle et son bébé.

Le moindre que l’on puisse dire est que l’intervention de l’Association « Alsace Solidarité pour la santé des plus démunis » est perçue, par Maman Marionnette Kasongo, comme une véritable Epiphanie, c’est-à-dire une manifestation du Seigneur dans sa situation de détresse dans laquelle elle était plongée, sans savoir d’où lui viendrait un quelconque secours.

Les larmes aux yeux, maman Marionnette remercie infiniment l’Association Alsace Solidarité d’avoir réagi si vite et positivement à sa requête.

Elle implore d’abondantes bénédictions sur l’Association et sur ces activités caritatives. Avec le payement de sa facture, Maman Kasongo est libérée.

Elle peut maintenant rejoindre sa petite famille et commencer une rude bataille pour la survie de ses 10 enfants sans mari et sans aucune source de revenu.

Elle est donc retournée chez elle avec un cœur rempli de joie, mais aussi d’inquiétude pour l’avenir de ses dix enfants.

Que Dieu lui vienne en aide !

Père Christian